samedi 18 juin 2011

Maudit perfectionnisme!!

    Ça vous arrive de vouloir faire les choses parfaitement?  De peiner sans cesse sur un projet pour atteindre un objectif qui semble impossible à atteindre tellement vos exigences sont grandes?  D’avoir le sentiment d’être un incapable et d’avoir échouer parce que le résultat d’un travail n’est pas aussi parfait que vous l’auriez souhaité? C’est que vous êtes fort probablement perfectionniste.  La personne perfectionniste est une éternelle insatisfaite et ressent très souvent de l’anxiété, de la honte et de la culpabilité. Elle appréhende l’avenir et redoute l’échec. Je sais cela car j’ai souvent eu ce genre d’attitude.  
  Aujourd’hui, après de sérieuses remises en question, je peux enfin dire : « Au diable le lavage de plancher, le ramassage et la transparence des fenêtres parsemées de petites mains collantes, cette après-midi j’écris!! » Je vais écrire tranquillement ce billet, parce que j’ai appris avec le temps à lâcher prise. Le ménage parfait!!!  La super maison de la super femme qui brille comme un sous neuf.  Trop peu pour moi!  
  La  parfaite éducation, borné de principes strictes dans le but d’avoir des enfants parfaits. La  parfaite coiffure, le parfait maquillage et la parfaite tenue vestimentaire.  La parfaite alimentation, sans gras, sans sucre,  comportant exclusivement des aliments biologiques. Trop peu pour moi!
  Je ne suis pas parfaite!!  Et je ne le serai jamais.
   Combien de moments agréables à relaxer j’ai perdu avant de comprendre ça?  Que de temps perdu à vouloir atteindre la maudite perfection. Et tout ça pour qui?  Plus souvent qu’autrement pour les autres. Parce que leur jugement ébranlait mon estime personnelle, parce que j’avais peur de refléter une mauvaise image.  
   Bien que j’accorde toujours de l’importance au travail bien fait, j’ai appris à doser mon perfectionniste de manière à ne pas trop m’en faire. Ma maison ne ressemble pas à une porcherie, mais elle est accueillante et les invités peuvent s’assoir sans gêne.  Mes enfants mangent de bon légumes et à l’occasion un gros sac de bonbons. En somme, la règle numéros 1 à mon avis est de se sentir bien à travers de ce que nous faisons.
    Par exemple, la première fois que j’ai fait mon grand jardin, je tenais absolument à cultiver des légumes biologiques.  J’ai acheté des graines non traités, j’ai engraissé mes terres de fumiers, j’ai appris aux enfants à faire du compost, j’ai observé avec soins les règles de compagnonnage qui permettent d’éloigner les insectes nuisibles sans insecticides, etc… etc…       Bref,  j’ai passé un temps fou à me soucier d’éliminer tous résidus chimiques de mon jardin. À regret j’ai vite constaté que mon entreprise s’avérait plus difficile que je le croyais. Je ne pouvais pas utiliser les cendres de bois pour neutraliser le PH de la terre si j’avais utilisé du papier journal contenant de l’encre chimique. Ni mettre les pelures de bananes non biologiques dans le compost. Et encore, je devais m’assurer que le fumier provenait d’animaux nourris au grain biologique et ne recevait aucune médicamentation. OUF!!! Tout cela devenait si complexe que je n’éprouvais plus aucun plaisir à préserver mes légumes de tous ses contaminants. Loin de me sentir bien j’étais anéantie, responsable d’une  trop lourde entreprise. Alors je me suis dit : « Au diable la perfection!!! »  J’ai diminué mes exigences si bien qu’aujourd’hui je continue de faire mon compost sans me soucier de savoir si la dite banane est bio ou non.  

  Prenez conscience de l’aspect néfaste du perfectionnisme et faites une   remise en question de votre système de valeurs. Le perfectionnisme est surmontable et la vie est tellement plus simple quand on ne s’y laisse pas prendre. Et pourquoi pas, de temps à autre, écouter le bon vieux René qui disait: « Pourquoi remettre à demain ce que l’on peut remettre la semaine prochaine? »


vendredi 10 juin 2011

Mon grand-père René

Certaines  personnes seraient surement très déçues si je nommais ce blog « La maison de René »sans accorder au moins tout un billet à cet homme extraordinaire.  C’est donc en fouillant dans ma mémoire et aussi dans celles de mes parents que je vais essayer d’en dresser le portrait.
   Aussi loin que je me souviens j’entends encore ma grand-mère Gilberte répéter sans cesse à son mari de s’appliquer dans son travail et d’exercer la minutie. Et le grand René lui répond : « C’est ben manque ben! » Pour lui, l’essentiel était qu’un trou soit calfeutrer ou qu’une clôture soit réparé.  Peut-importe le matériel qu’il utilisait et, plus souvent qu’autrement, sans se soucier de l’aspect esthétique du résultat. Un vrai Joe bon temps!  Pour lui, les choses devaient être faites le plus simplement possible et sans casse-tête.  Et pourquoi remettre à  demain ce qui peut être remis la semaine prochaine???
   Mais mon grand-père est un penseur. Avec  toute sa logique et son imagination débordante, nombreuses sont ses inventions qui lui ont vite valu le titre de patenteux.  Avec sa femme, ils formaient une équipe gagnante. Elle l’artiste, puisait à même  la forêt l’inspiration nécessaire pour créer et René en extrayait le bois qui servirait à la réalisation d’une multitude  d’objets, tout autant utiles qu’inusités. Sous l’œil sévère de ma grand-mère, celui-ci n’avait guère le choix de finaliser ses créations avec  la plus grande application.
   Mon grand-père est armé d’une patience à toute épreuve. Il accompagnait Gilberte dans ses nombreuses expéditions de pêche. Immobile à attendre des heures et des heures que sa compagne ait enfin envie de rentrer. Un jour, il surprend deux voleurs à vider le lac qu’il avait lui-même ensemencé de poissons pour sa femme.  Il leurs dit simplement : « Les p’tits gars, elle aime tellement ça pêcher, laissez-lui son poisson! » C’est de cette manière qu’il abordait les choses.  Très calmement!! Pas stressé pour une cent!


   Toujours à l’affut d’une nouvelle connaissance, il aimait lire et jaser avec son monde. Chaque soir il allait au village et parlait à qui voudra. Touristes et résidents du coin, qui ne connait pas René Potvin? Ce bon vivant qui a toujours le mot pour rire et qui tourne à la légère les petits problèmes quotidiens.  Ce fût et c’est encore divertissant de côtoyer  mon grand-père. Aujourd’hui, il est hospitalisé pour des soins longues durés et malheureusement à pratiquement perdu la vue. C’est dans ses souvenirs qu’il apprécie encore la beauté de son petit coin de pays.
   Dites-moi : Comment pourrais-je traduire 95 ans de vie d’un si grand homme en un texte aussi court?? Ce que je viens d’écrire au sujet de mon grand-père est certainement très bref. Ces mots ne sont qu’un infime parti de ce que j’aurais voulu exprimer.  Je garde en mémoire les non-dits et je continu de  m’en inspiré pour la suite des choses.  Dans ma vie, comme dans ce blog.

vendredi 3 juin 2011

CHUT

   Vous avez déjà pris quelques minutes pour faire silence?  Vous avez déjà entendu  des grenouilles chanter  un soir d’été?  Ou bien encore le tic-tac de l’horloge qui égraine le temps?  Si vous n’avez jamais pris la peine de dire : « Chut les enfants! » Je pense que ça manque à votre culture.  Personnellement le moment que je préfère dans la journée est de loin celui ou j’écoute le silence.  C’est étonnant de dire pareille choses quand on sait que je suis maman de 5 merveilleux rejetons bruyants.  Mais j’imagine que c’est grâce à eux justement, que j’ai appris à savourer pleinement le silence.  Plus souvent qu’autrement je suis lasse d’entendre sans cesse maman, maman, maman…  Et je brule d’impatience d’éteindre ce foutu téléviseur.  Alors, aussitôt que j’en ai l’occasion, quand les enfants sont à l’école par exemple,  j’éteins tout et j’écoute…  Les oiseaux chanter, le vent souffler, le feu crépiter ou encore, une musique légère.
   Wow! Que c’est calme tout à coup!  Je me concentre  sur ce que j’entends et j’en profite pour faire une pause mentale.  Ya pas de mal à laisser mes petits problèmes de côté.  En me libérant l’esprit,  je serai plus disposée à trouver des solutions quand le moment viendra.  Je profite donc au maximum de cette accalmie.  Parfois,  le silence est très court,  parfois il est plus long.  Quand je suis seule c’est facile,  quand je suis accompagnée de ma marmaille,  c’est plus ardu mais réalisable malgré tout. . Il suffit d’apprendre très tôt aux enfants à respecter le mot d’ordre « CHUT ».  Par exemple, vous pouvez exiger des plus grands,  une demie- heure de jeu calme,  sans parler,  Et ce,  pendant que les plus petits font la sieste.  Essayez le juste pour voir. Vous verrez que tout le monde va bénéficier de cette expérience.  Les moments de tranquillité sont  apaisants pour le système nerveux ; le silence est le meilleur tranquillisant qui soit.  En respectant régulièrement des moments de silence avec vos enfants, vous éviterez que vos jeunes deviennent  capricieux, exigeants et pleurnichards  parce qu’ils sont épuisés.  De votre côté,  calme et détendu, vous serez en mesure de mieux gérer vos vie. 
    Je me demande si à un certain âge tout le monde tire des réflexions sur leur vie et la façon dont il la mène?  Probablement que c’est  la sagesse.  Que ça vient tout naturellement, tout simplement.  Moi, tout à coup,  je porte attention à ma santé,  physique et mentale.   J’accorde de l’importance à des aspects de la vie qui me passaient six pieds par-dessus la tête il y a pas si longtemps.  C’est peut-être normal?  C’est sûrement une bonne chose.  Quoi qu’il en soit  j’aime penser que c’est  la maison de René qui m’inspire tous ses changements. Et je vais continuer de partager mes découvertes et mes petits trucs avec vous au fil des semaines.
A Bientôt!