samedi 22 octobre 2011

Merci!!

   Je suis toujours étonnée de voir le temps défiler à une telle vitesse. A chaque début d’été je planifie des projets personnels et familiales, tous aussi intéressants les uns que les autres. Très vite, je me rends compte que le temps est écoulé, et que nous avons fait à peine la moitié de ce qui était prévue. Ce n’est pas la fin du monde! C’est même profitable car je n’aurai pas à chercher bien loin des idées pour l’an prochain.  
   Pour être franche, l’écriture de ce blog devait être un projet de courte durée. Un article par semaine tout au long de l’été 2011. Ce blog, sur ma philosophie de vie calme et reposante, à l’image de mon grand-père devait m’apporter une expérience d’écriture agréable. Les sujets à discourir étant nombreux je ne craignais pas de manquer d’inspiration :
-Les bienfaits d’un animal de compagnie.
-Le réconfort par la chaleur.
-Garder son cœur d’enfant.
-Observer les oiseaux.
-etc…
 Malheureusement, ralenti par une multitude de corvées attribuables à la famille nombreuse, le temps a fuie et je n’ai pas su respecter mes engagements. L’été est bel et bien fini et je suis loin d’avoir écrit toute les semaines.
   Quoi qu’il en soit, je ne vais pas rattraper le temps perdu. J’ai d’autres projet d’écriture et je vais tel que prévu mettre fin à La maison de René. Mais je ne partirais pas sans vous dire MERCI!!! Spécialement à Lyne Morin qui un jour à organisé la journée Merci à l’école du village. Cette journée spéciale ayant pour but de sensibiliser les jeunes sur l’importance de remercier m’a ouvert les yeux. Il suffit de prendre chaque jour une minute pour dire merci. À la belle journée ensoleillée, à cette dame qui m’a salué,  aux enfants qui ont bien appris leur leçon…. Tout est prétexte à l’appréciation que procure ce simple mot : Merci!!! Après quoi il me semble ne plus voir la vie de la même manière. La vie est plus belle, tout simplement!!
 Un très GRAND MERCI à tous ceux qui m’ont lu et à mon merveilleux grand-père René.
Nadine

  

samedi 16 juillet 2011

$$$ L'argent $$$


    Au fil des semaines, afin d’alimenter mon projet d’écriture, je questionne les membres de ma famille qui ont au mieux connu mon grand-père. Je les écoute attentivement raconter des anecdotes souvent très drôles qui reflètent bien sa philosophie.  Cette semaine j’avais envie de vous parler du stress et de ses nombreux méfaits. Je savais bien qu’un homme ayant vécu toute sa vie dans un endroit aussi magnifique ne devait pas avoir trop souffert de stress. Mais à quel point peut-on véritablement en être à l’abri ? C’est lors d’une discussion  à ce propos, qu’un semblant de réponse me fut donné.
   Parait-il que mon grand-père a vécu du stress une seule fois dans sa vie.  Le jour où il eut 1500$ en trop!  Quand j’ai appris cela, j’ai d’abord rit un bon coup.  En ce qui me concerne je n’aurais pas à stresser très longtemps car si peu d’argent serait très vite dépensé.  Mais comme le coût de la vie à augmenter considérablement avec le temps, je me permets de croire que 1500$ était une petite fortune pour mon grand-père.  J’ai donc réfléchi plus sérieusement à cette déclaration.  Je voulais avant tout évaluer ma propre relation avec l’argent. Je me suis donc remémoré les courts moments de ma vie ou moi aussi j’ai eu droit à des petits surplus monétaires. Qu’en avais-je fais?  Ne m’étais-je pas crée des problèmes ou des responsabilités supplémentaires par l’acquisition de biens inutiles? N’avais-je pas connu la peur de perdre ce que j’avais si durement gagné? Avais-je été moi aussi envahi par le stress?
   Puis, je me suis souvenu de certaines personnes que j’ai connues. De bonnes personnes qui sont malheureusement beaucoup trop matérialiste.  Ils travaillent sans relâche dans le but de gagner toujours d’avantage et ne se permettent pratiquement aucuns moments de loisirs malgré qu’ils en aient largement les moyens. Leur maison magnifique,  déborde d’objet cher… luxueux… Oh! C’est bien beau tout ça mais leurs gadgets derniers cri font souvent la même maudite job que celui bon marché.  Au bout du compte, ces personnes ont dépensé toute leur énergie au travail, anxieux de le perdre et de ne plus pouvoir s’offrir tout ce dont ils croient à tort avoir besoin.  Ils ont perdu leur temps à gérer leurs petite fortune, soucieux de devoir investir chaque sous intelligemment.  Soucieux aussi de devoir se protégé.

   Personnellement je préfère vivre simplement dans La Maison De René.  À l’exemple de mon grand-père, qui a la sagesse d’apprécier ce qu’il  a sans en vouloir d’avantage,  je réduis considérablement mes facteurs de stress en n’accordant pas trop d’importance à l’aspect monétaire.  Évidemment, je suis comme tout le monde, et j’ai besoin d’argent.  Je travaille pour en gagner avec modération et la dépense avec modération!  Tout simplement!!
   Finalement,  je suis contente d’avoir pris le temps de réfléchir à tout ça cette semaine.  Je n’ai pas changé ma façon de voir les choses car j’avais déjà en moi un certain détachement vis-à-vis le matériel, mais c’est toujours bon de se rappeler les raisons pour lesquelles nous favorisons certaines valeurs.
   Et vous, quel est votre relation avec l’argent?



samedi 2 juillet 2011

Moi aussi je prend des vacances!

    J’écris ce billet  en tant que mère de quatre enfants d’âge scolaire et d’un cinquième qui fait ses tout premiers pas dans la vie. La semaine dernière,  la cloche des vacances à officiellement sonné pour mes petits écoliers.   Pour moi, comme pour bien d’autres mamans,  ce moment signifie le début d’une course interminable,  de gauche à droite, de droite à gauche.  Je vais inlassablement répéter les mêmes consignes, régler un tas de conflits et ajusté milles petites choses pour que ma vie familiale tourne plus rondement. Et, le soir venu, je vais inévitablement tomber de fatigue!!
   Vous croyez cela?  C’est en partie la vérité, car c’est ce que j’ai vécu les dernières années. Mais puisque vous me connaissez mieux maintenant, vous savez que je m’efforce à voir le bon côté des choses. Qui a envie de passé l’été à courir?  Personne et surtout pas moi!  J’ai bien le droit  à de petites vacances moi aussi!  Malgré le fait que même en vacance  j’ai toujours autant d’obligations parentales,  je me permets de croire que tout n’a pas à  être réglé instantanément. De plus je sais par expérience que les enfants apprennent plus facilement et sont plus coopératifs dans une atmosphère allègre.  Je vais donc leur demandé leurs collaboration pour les tâches ménagères sans toutefois en faire tout un plat parce le travail n’est pas effectué avec autant de professionnalisme que si je l’avais fait moi-même. Nous allons faire la vaisselle avec la musique plein volume, nous allons cuisiner des nouveaux aliments et pourquoi ne pas expérimenter différents mariages de saveurs?   Être sérieux, accablé, constamment critique et négatif demande beaucoup d’effort.  C’est de façon général ce que je veux éviter.
    J’ai  envie de passé du temps avec mes enfants avec un cœur léger. Redécouvrir le monde merveilleux de l’enfance, là où il est permis de rire, de courir, de rouler et de rebondir.   Parce que le rire a une fonction thérapeutique, relaxante et calmante et que les enfants trouvent facilement prétexte à rire, je vais me laisser entrainer par mes jeunes pour vivre  moi aussi des moments agréables exempts des préoccupations adultes. Nous allons marcher sous la pluie et sauter dans les flaques d’eau.  Faire du camping, des pique-niques et du bricolage.  Nous allons jouer à des jeux de société tard le soir,  chanter et faire des feux de joie.  Avec un peu d’imagination, c’est fou ce que l’on peut faire.  Le genre d’activité en soi n’a pas tellement d’importance, le but est que tout le monde profite de l’été sans stress. Au diable la routine!! Si j’ai envie de veiller tard, je veille tard!  Je veux être  ouverte et disponible à l’instant présent. Je veux  vivre pleinement ma vie aujourd’hui et apprécier tous ces petits moments de joie oubliés. 

   Finalement,  parce que les vacances c’est  fait pour se reposer,  je vais aussi flâner  dans un bon bain chaud, siroter ma tisane tôt le matin sur le patio les jambes bien allongés, lire un livre ou encore, prendre une belle grande marche sans les enfants.  Je vais prendre du temps pour moi et pour mon couple parce que je le mérite bien.  
  La vie est tellement courte, faut bien en profiter.
  Bonne vacances!
     

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samedi 18 juin 2011

Maudit perfectionnisme!!

    Ça vous arrive de vouloir faire les choses parfaitement?  De peiner sans cesse sur un projet pour atteindre un objectif qui semble impossible à atteindre tellement vos exigences sont grandes?  D’avoir le sentiment d’être un incapable et d’avoir échouer parce que le résultat d’un travail n’est pas aussi parfait que vous l’auriez souhaité? C’est que vous êtes fort probablement perfectionniste.  La personne perfectionniste est une éternelle insatisfaite et ressent très souvent de l’anxiété, de la honte et de la culpabilité. Elle appréhende l’avenir et redoute l’échec. Je sais cela car j’ai souvent eu ce genre d’attitude.  
  Aujourd’hui, après de sérieuses remises en question, je peux enfin dire : « Au diable le lavage de plancher, le ramassage et la transparence des fenêtres parsemées de petites mains collantes, cette après-midi j’écris!! » Je vais écrire tranquillement ce billet, parce que j’ai appris avec le temps à lâcher prise. Le ménage parfait!!!  La super maison de la super femme qui brille comme un sous neuf.  Trop peu pour moi!  
  La  parfaite éducation, borné de principes strictes dans le but d’avoir des enfants parfaits. La  parfaite coiffure, le parfait maquillage et la parfaite tenue vestimentaire.  La parfaite alimentation, sans gras, sans sucre,  comportant exclusivement des aliments biologiques. Trop peu pour moi!
  Je ne suis pas parfaite!!  Et je ne le serai jamais.
   Combien de moments agréables à relaxer j’ai perdu avant de comprendre ça?  Que de temps perdu à vouloir atteindre la maudite perfection. Et tout ça pour qui?  Plus souvent qu’autrement pour les autres. Parce que leur jugement ébranlait mon estime personnelle, parce que j’avais peur de refléter une mauvaise image.  
   Bien que j’accorde toujours de l’importance au travail bien fait, j’ai appris à doser mon perfectionniste de manière à ne pas trop m’en faire. Ma maison ne ressemble pas à une porcherie, mais elle est accueillante et les invités peuvent s’assoir sans gêne.  Mes enfants mangent de bon légumes et à l’occasion un gros sac de bonbons. En somme, la règle numéros 1 à mon avis est de se sentir bien à travers de ce que nous faisons.
    Par exemple, la première fois que j’ai fait mon grand jardin, je tenais absolument à cultiver des légumes biologiques.  J’ai acheté des graines non traités, j’ai engraissé mes terres de fumiers, j’ai appris aux enfants à faire du compost, j’ai observé avec soins les règles de compagnonnage qui permettent d’éloigner les insectes nuisibles sans insecticides, etc… etc…       Bref,  j’ai passé un temps fou à me soucier d’éliminer tous résidus chimiques de mon jardin. À regret j’ai vite constaté que mon entreprise s’avérait plus difficile que je le croyais. Je ne pouvais pas utiliser les cendres de bois pour neutraliser le PH de la terre si j’avais utilisé du papier journal contenant de l’encre chimique. Ni mettre les pelures de bananes non biologiques dans le compost. Et encore, je devais m’assurer que le fumier provenait d’animaux nourris au grain biologique et ne recevait aucune médicamentation. OUF!!! Tout cela devenait si complexe que je n’éprouvais plus aucun plaisir à préserver mes légumes de tous ses contaminants. Loin de me sentir bien j’étais anéantie, responsable d’une  trop lourde entreprise. Alors je me suis dit : « Au diable la perfection!!! »  J’ai diminué mes exigences si bien qu’aujourd’hui je continue de faire mon compost sans me soucier de savoir si la dite banane est bio ou non.  

  Prenez conscience de l’aspect néfaste du perfectionnisme et faites une   remise en question de votre système de valeurs. Le perfectionnisme est surmontable et la vie est tellement plus simple quand on ne s’y laisse pas prendre. Et pourquoi pas, de temps à autre, écouter le bon vieux René qui disait: « Pourquoi remettre à demain ce que l’on peut remettre la semaine prochaine? »


vendredi 10 juin 2011

Mon grand-père René

Certaines  personnes seraient surement très déçues si je nommais ce blog « La maison de René »sans accorder au moins tout un billet à cet homme extraordinaire.  C’est donc en fouillant dans ma mémoire et aussi dans celles de mes parents que je vais essayer d’en dresser le portrait.
   Aussi loin que je me souviens j’entends encore ma grand-mère Gilberte répéter sans cesse à son mari de s’appliquer dans son travail et d’exercer la minutie. Et le grand René lui répond : « C’est ben manque ben! » Pour lui, l’essentiel était qu’un trou soit calfeutrer ou qu’une clôture soit réparé.  Peut-importe le matériel qu’il utilisait et, plus souvent qu’autrement, sans se soucier de l’aspect esthétique du résultat. Un vrai Joe bon temps!  Pour lui, les choses devaient être faites le plus simplement possible et sans casse-tête.  Et pourquoi remettre à  demain ce qui peut être remis la semaine prochaine???
   Mais mon grand-père est un penseur. Avec  toute sa logique et son imagination débordante, nombreuses sont ses inventions qui lui ont vite valu le titre de patenteux.  Avec sa femme, ils formaient une équipe gagnante. Elle l’artiste, puisait à même  la forêt l’inspiration nécessaire pour créer et René en extrayait le bois qui servirait à la réalisation d’une multitude  d’objets, tout autant utiles qu’inusités. Sous l’œil sévère de ma grand-mère, celui-ci n’avait guère le choix de finaliser ses créations avec  la plus grande application.
   Mon grand-père est armé d’une patience à toute épreuve. Il accompagnait Gilberte dans ses nombreuses expéditions de pêche. Immobile à attendre des heures et des heures que sa compagne ait enfin envie de rentrer. Un jour, il surprend deux voleurs à vider le lac qu’il avait lui-même ensemencé de poissons pour sa femme.  Il leurs dit simplement : « Les p’tits gars, elle aime tellement ça pêcher, laissez-lui son poisson! » C’est de cette manière qu’il abordait les choses.  Très calmement!! Pas stressé pour une cent!


   Toujours à l’affut d’une nouvelle connaissance, il aimait lire et jaser avec son monde. Chaque soir il allait au village et parlait à qui voudra. Touristes et résidents du coin, qui ne connait pas René Potvin? Ce bon vivant qui a toujours le mot pour rire et qui tourne à la légère les petits problèmes quotidiens.  Ce fût et c’est encore divertissant de côtoyer  mon grand-père. Aujourd’hui, il est hospitalisé pour des soins longues durés et malheureusement à pratiquement perdu la vue. C’est dans ses souvenirs qu’il apprécie encore la beauté de son petit coin de pays.
   Dites-moi : Comment pourrais-je traduire 95 ans de vie d’un si grand homme en un texte aussi court?? Ce que je viens d’écrire au sujet de mon grand-père est certainement très bref. Ces mots ne sont qu’un infime parti de ce que j’aurais voulu exprimer.  Je garde en mémoire les non-dits et je continu de  m’en inspiré pour la suite des choses.  Dans ma vie, comme dans ce blog.

vendredi 3 juin 2011

CHUT

   Vous avez déjà pris quelques minutes pour faire silence?  Vous avez déjà entendu  des grenouilles chanter  un soir d’été?  Ou bien encore le tic-tac de l’horloge qui égraine le temps?  Si vous n’avez jamais pris la peine de dire : « Chut les enfants! » Je pense que ça manque à votre culture.  Personnellement le moment que je préfère dans la journée est de loin celui ou j’écoute le silence.  C’est étonnant de dire pareille choses quand on sait que je suis maman de 5 merveilleux rejetons bruyants.  Mais j’imagine que c’est grâce à eux justement, que j’ai appris à savourer pleinement le silence.  Plus souvent qu’autrement je suis lasse d’entendre sans cesse maman, maman, maman…  Et je brule d’impatience d’éteindre ce foutu téléviseur.  Alors, aussitôt que j’en ai l’occasion, quand les enfants sont à l’école par exemple,  j’éteins tout et j’écoute…  Les oiseaux chanter, le vent souffler, le feu crépiter ou encore, une musique légère.
   Wow! Que c’est calme tout à coup!  Je me concentre  sur ce que j’entends et j’en profite pour faire une pause mentale.  Ya pas de mal à laisser mes petits problèmes de côté.  En me libérant l’esprit,  je serai plus disposée à trouver des solutions quand le moment viendra.  Je profite donc au maximum de cette accalmie.  Parfois,  le silence est très court,  parfois il est plus long.  Quand je suis seule c’est facile,  quand je suis accompagnée de ma marmaille,  c’est plus ardu mais réalisable malgré tout. . Il suffit d’apprendre très tôt aux enfants à respecter le mot d’ordre « CHUT ».  Par exemple, vous pouvez exiger des plus grands,  une demie- heure de jeu calme,  sans parler,  Et ce,  pendant que les plus petits font la sieste.  Essayez le juste pour voir. Vous verrez que tout le monde va bénéficier de cette expérience.  Les moments de tranquillité sont  apaisants pour le système nerveux ; le silence est le meilleur tranquillisant qui soit.  En respectant régulièrement des moments de silence avec vos enfants, vous éviterez que vos jeunes deviennent  capricieux, exigeants et pleurnichards  parce qu’ils sont épuisés.  De votre côté,  calme et détendu, vous serez en mesure de mieux gérer vos vie. 
    Je me demande si à un certain âge tout le monde tire des réflexions sur leur vie et la façon dont il la mène?  Probablement que c’est  la sagesse.  Que ça vient tout naturellement, tout simplement.  Moi, tout à coup,  je porte attention à ma santé,  physique et mentale.   J’accorde de l’importance à des aspects de la vie qui me passaient six pieds par-dessus la tête il y a pas si longtemps.  C’est peut-être normal?  C’est sûrement une bonne chose.  Quoi qu’il en soit  j’aime penser que c’est  la maison de René qui m’inspire tous ses changements. Et je vais continuer de partager mes découvertes et mes petits trucs avec vous au fil des semaines.
A Bientôt!

vendredi 27 mai 2011

Un jardin pour bien se nourrir, un jardin pour relaxer.

   Parce que c’est la première chose que nous avons fait en arrivant ici, c’est aussi la première chose dont j’ai envie de vous parler.  Mon grand –père avait depuis longtemps cultivé une parcelle de son terrain.  Pommes de terre, salades, fèves, oignons, bref, tous les légumes dont sa famille avait besoin. Au fur et à mesure que ses enfants quittèrent le nid familial, le jardin diminuait en superficie.  Quelques décennies plus tard j’avais à mon tour la possibilité d’exploiter ce bout de terrain.  En le temps de le dire, armés d’une pelle et d’une moto-bêcheuse, mon conjoint et moi lui avons fait retrouver sa grandeur initiale.  Je brulais d’enthousiasme. A un point tel que nous sommes venus, une semaine avant d’avoir aménagé, afin de semer tout un attirail de graines.
   Aussitôt installés dans notre nouvelle demeure, les enfants et moi étions aux  aguets de notre potager.  Surveillant la croissance des plantes, incroyablement rapide soit dit en passant.
  

  En attendant le résultat final, je me suis documentée. Les livres m’ont appris un tas de choses. Un ami m’a offert : “Le jardin écologique” d’Yves Gagnon. Un excellent ouvrage que je conseille à tous.  Et, petit à petit l’expérience m’a permis d’apprendre que tel ou tel légume avait besoin d’un apport plus ou moins grand en compost.  Que celui-ci était tardif et qu’il aurait fallu le semer à l’intérieur quelques semaines avant le dernier gel.  Que cette plante-là , produisait tellement qu’on ne savait plus que faire  de ces légumes. Et que certaines espèces étaient dévorées par les insectes si on ne prenait aucune  mesure.  Somme toute, ma première année de jardinage s’est avérée très instructive.  
   Certes, j’ai appris un tas de techniques. Mais à mon grand étonnement, j’ai  aussi appris que les enfants aimaient beaucoup les légumes frais. Pas une seule fois je les ai entendus se plaindre lorsque je leur annonçais que leur collation se  trouvait dans le jardin. Chaque année, toute la famille retrouve le plaisir de parcourir les rangs et de se régaler de pois, de fraises et de carottes tendres.  Besoin d’aide pour le diner? Les enfants courent  préparer des salades agrémentées de feuillages, d’herbes aromatiques, de radis, de petits oignons  et même de fleurs comestibles  destinées à rendre leur plat le plus attrayant possible.  Quoi de plus motivant pour une maman soucieuse de bien nourrir ses enfants?
   Mais ce n’est pas tout. Le travail de la terre est un retour aux sources immédiat. C’est une échappatoire à la vie stressante dans laquelle  la plupart d’entre nous sommes aux  prises. C’est l’occasion de réfléchir à soi-même et de réajuster nos valeurs. Parce que c’est une activité calme, elle génère cette façon d’être en nous.  Que d’avantages!  Que de fierté aussi d’avoir produit soi-même ses légumes. 
   Je pense que tout le monde devrait avoir un petit coin chez soi où il serait possible de faire pousser quelque chose.  Dans la cour, aussi petite soit-elle, ou carrément sur le balcon, tout le monde peut le faire. Il existe des ouvrages intéressants sur le sujet débordant d’idées pour optimiser l’espace dont nous disposons.  Vous n’avez pas le temps?  Le temps qui semble si rare, si fuyant. Je vais vous dire ce qu’il faut faire. Il faut le saisir au passage et le tenir fermement. Il faut prendre le temps.  Voilà!  Et surtout, soyez réaliste. Un petit jardin d’une centaine de pieds carrés ne demande pas tant que ça et génère tout autant de bien-être.
   


  

lundi 16 mai 2011

La maison de René


Lorsque j’ai franchi sa porte, non seulement j’étais devenue  propriétaire de la maison de mon grand-père mais par la même occasion j’ai su que j’adopterais un nouveau style de vie.  J’ai senti toute la façon d’être du grand René habitée ces lieux.   J’ai eu envie de renaître, et cette fois, de savourer pleinement toutes les  petites choses de la vie. René le  bon vivant, le patenteux  qui s’est toujours organisé avec peu, sans en demander davantage.  René,  le calme  absolu . Lui qui encore aujourd’hui à 95 ans, m’inspire la sérénité.  

   A partir de ce jour je n’ai plus eu envie de courir dans un monde de stress.  J’ai repris contact avec la nature et m’en suis inspirée. J’ai planté des fleurs, observé  les oiseaux, nourri  mes enfants des produits de la terre et appris  à  respirer calmement. J’ai remercié  pour tout ça, évidement!  Et Dieu que je me suis sentie bien.

      

   Ce blog sera la porte grande ouverte de la maison de  René .   J’ai envie de partager mes expériences et mes  découvertes.  J’ai envie de vous faire voir les choses comme mon grand-père le voyait : Simplement. 

Souhaitons que   j’ai  la capacité d’exprimer mes idées le plus clairement possible.  Si au bout du compte, ce que j’ai écrit aide quelqu’un  à améliorer sa qualité de vie, alors  j’aurai atteint mon but.